LES BORÉADES

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Malgré elle, la reine Alphise obéit à la règle d’épouser un descendant de Borée, terrible vent du Nord : elle a pourtant éconduit les deux princes boréades et choisi Abaris, l’étranger, renonçant à la couronne plutôt qu’à l’amour ; mais l’amour et la raison d’Etat font bon ménage puisqu’en vérité Abaris n’est autre que le fruit des amours d’Apollon et d’une nymphe, fille de Borée !Au pays des Boréades, les Hyperboréens savourent une vie de mille années entièrement consacrées au chant, à la danse et aux plaisirs : miroir immobile choisi par Rameau en 1764 pour refléter l’ultime rêve d’une société crépusculaire dont le goût et les mœurs vont disparaître, comme pour la peindre figée dans le temps de sa jeunesse, dans l’espace d’une peinture de Watteau… Nonobstant sa contemplation narcissique, la musique est riche d’étonnantes inventions, chatoyante d’effets sonores.“Mon ami, faites-moi pleurer” dit Rameau à l’organiste Balbastre...*

Apollon : Acte V, scène 5.

L'ÉQUIPE

MISE EN SCÈNE : Laurent Pelly

DRAMATURGIE ET COLLABORATION À LA MISE EN SCÈNE : Agathe Mélinand

DIRECTION DE L’ORCHESTRE : Marc Minkowski

SCÉNOGRAPHIE : Chantal Thomas

LUMIÈRE : Joël Adam

VIDÉO : Charles Carcopino

CHORÉGRAPHIE : Lionel Hoche